Programme de 22 à 26 janv. 1922



Livret de programme

Source: FelixArchief no. 1968#333

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1922

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C’est une des plus sympathiques figures du mouvement cinéma-tographiqueaméricain: dès ses débuts à l'écran, il s’imposa par la sincérité de son jeu, et sa compréhension artistique des effets à produire, aussi sa popularité grandit elle rapidement autant chez nous que de l’autre côté de l’Atlantique.

Wallace, fils de Hat Reid, le célèbre dramaturge, naquit à Saint-Louis en 1892. Dès l’âge de 4 ans, il interpréta sur la scène, un rôle de fillette, dans Esctave de l’Or. Mais des années devaient s’écouler encore, avant que son nom futconnudugrand public; entretemps, les parents du petit Wallace, s’étant déplacés, l’enfant parfit ses études à New York, puis à New-Jersey, enfin à l’académie militaire de Freehold. Peu après, nous retrouvons le jeune homme à New-York, où il interprète un rôle de reporter à la New-York Star. Puis, c’est dans le vaudeville que son talent lui vaut des succès: il crée The Girl and the Ranges, un sketch dont son père est l’auteur; les applaudissements du public des théâtres attirent sur lui l’attention d’une grande firme cinématographique, et voilà notre néophite acccepté comme artiste de studio.

Les premiers rôles qu’il joue alors, lui permettent, durant ses loisirs, d’étudier la technique

ciném atographique Collaborateur à la Nation Magazine, il s’y fait remarquer par son jugement sûr, et son sens pratique. Nous n’en finirions pas d’énumérer les branches dans lesquelles Wallace Reid se dévoua, et où ses efforts connaissent le succès. Pourtant, ce fut surtout depuis qu’il s’attacha A la Paramount, que son étoile jeta le plus vif éclat.

Parmi les productions les plus intéressantes, où il joua un ré de premier plan, il sied de mentionner: La Source, Trop de millions, La Vallée des Géants, L’Homme mis en loterie, Toujours de l’au-dace, L'Ecole lu charme, Trop de hâte, et vingt autres films qui ont déjà vu ou verront demain l’écran dans nos meilleurs salles belges.

Malgré son âge relativement une, Wallace Reid compte déjà bien des succes à son actif. Artiste d’écran très prisé, il a pour violon d’Ingres, la littérature. Sa carrière sera belle, ses débuts ayant coïncidé avec ceux du 7° art et suivant depuis le chemia triomphal suivi par le cinéma.

L’une des meilleurs créations de Wallace Reid — sinon la plus réussie - est Les Affaires d’Anatole, une très intéressante production sur laquelle nous comptons revenir en temps et lieu.


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Il nous est né un second «Jackie Cou ga a ..! Le petit Rico — de son nom de baptême Henri Jacquemart — s'est révélé à l’écran une vedette qui promet. Malgré ses quatre ans et demi son espièglerie, son esprit d’imitation et ’e naturel de ses attitudes l’avait fait remarquer par M. Francis Martin qui le présenta à M Flon, le talentueux metteur, en scène belge, dont nous avons eu à maintes reprises, l’occasion d’entretenir nos lecteurs. Le réalisateur belge cherchait un enfant qui put tenir avec naturel un rôle de premier plan: avec l’autorisation des parents du «petit nerveux» — c’est le nom qu’on lui donne au studio. — M. Flon n’eut pas de peine à utiliser les réelles qualités du bambin.

Revenant de la vision de la belle production «Belgique», nous avons été interviewer, non le héros lui-méme, mais ses parents. Et le papa du petit prodige nous a déclaré qu’il

mettrait tout en œuvre pour assurer l’avenir de son petit garçon.

La biographie du petit homme est tôt faite, et ne se distingue qu’en bien peu de la courte vie des enfants de son âge, notons cependant, un esprit d’imitation très développé quite pousse à s’essayer aux gestes de tous ceux qu’il voit, voire aux cabrioles de Chariot, son dieu.

Rico est un enfant sage, vif et de compréhension rapide; mais il n’a rien du petit prodige gâté par les flatteries et les honneurs.

Physique charmant, yeux clairs, dhevelure bouclée, c’est une figure très photogénique.

Unie indiscrétion, nous permet d’annoncer que sous peu, une firme cinématographique française, de grond renom, fera « signer » ut, engagement au petit Rico: à nos lecteurs, friands de détails à ce sujet, nous promettons de plug amples renseignements.

Souhaitons bonne chance et bel avenir au « petit, nerveux », sur les écrans de France, de Belgique et d’ailleurs. MARNIX.

Est-il possible de produire des films cinématographiques, en Belgique? Les uns répondent oui, les autre«, non. Les derniers ont tort, et je vais le prouver.

Avant le grand conflit mondial des peuples, un metteur en scène français, M. Alfred Machin, travaillait pour le compte de La Pathé Belge Cinéma, en son studio du Karreveld,. chaussée de Gand, à Bruxelles. II mit en scène quelques bandes à succès. Plusieurs d’entre nous se rappellent: Maudite soit la guerre, La Fille de Delft, La Pie Noire, Suprême Sacrifice, etc.

Cette production, avantageusement vendue chez nous et à l’étranger, était très goûtée par les différents publics. La troupe de M. Alfred Machin comprenait des artistes aimés: Nicolas Ambreville, Crommelynck, Festeraet, Nadia Dangely et beaucoup d’autres.

Tout le monde gagna beaucoup d’argent — ce qui n’est pas défendu. Vint la guerre. Elle s’use pendant que les énergies diverses se dispersent et s’éteignent en un souffle.

Ce que Femme veut...

Scène du Aim.: L'Héritier.

Mil neuf cent dix-huit! L’armistice... Une scène nouvelle remonte vers les extrémités des branches endormies; le cinéma belge va revivre. Ceux d’avant mil neuf cent quatorze — dans la production cinématohraphique — ont peine à reprendre leur poste primitif; les autres, les jeunes, brûlant du feu sacré, se jettent dans la mêlée, bataillant...

Les journaux corporatifs réapparaissent: La Revue Belge du Cinéma, Le Film, Le Cinéma Belge, Quo Vadis, L’Echo Cinématographique, etc.

M. De Kempeneer pose les assises de La Compagnie Belge des Films cinématographiques et en devient le directeur général. Le premier: Belgique Martyre, de Charles Tutelier,


obtient un gros succès.

Suivent successivement: La Libre Belgique et l’Héroïque Gabrielle Petit, Le Conscrit, La Dentellière de Bruges, La Petite Chanteuse des Rues, Le Gentilhomme Pauvre, Ame Belge,

La Jeune Belgique, Le Jugf, Un drame à la Ferme, mis en scène par le metteur en scène Théo Bergerat.

La société Le Film Belge acheta le studio du Karreveld et y tourna, Le Portrait de l’Amiral.

M. Paul Flon, un jeune metteur en scène réunit des capitaux et part pour Nice. 11 y exécute: Un Homme a passé par là... (Gerfifault), d’après le roman de M. Charles de Bernard.

M. Paul Flon vient de terminer Belgique! un grand drame de la guerre.

La société S. K. A. P., diaection C. Semet, a produit jusq i’à ce jour trois films excellents: Cinq Cent Milte Francs, l’Héritier, Arthur fait du Film, mise en scène de MM. Georges et Marcel Netterer. M. Is. Moray met en scène La Libre Belgique et, pour un compte personnel: La Force des Vingt ans. Ce que Femme veut... La Sun Pictures, directeur M. Féron, metteur en scène Henry Parys, a tourné Miss Sporting, Un Lendemain, Bob adore le Flirt, scénario de Marcel Rival. Entretemps, se créent de nouvelles revues: Le Cinéma International (qui a cessé de paraître) et — last not least — CINÉ-REVUE.

Des professionnels et des cinéphiles fondent: Le Ciné-Club de Belgique dont les séances artistiques mensuelles sont très suivies.

Et naît cette foule qui adore l’écran et ses lumières féeriques et ceux qui seront les gardiens de tant d’efforts et les défenseurs de l’Art nouveau.

Malgré « tant cela nq les importants person nalités du gouvernement et de la finance ne veulent faire acte de patriotisme, d’espri l artistique et non mercantile et absolu, et se refusent à bâtir une grande agglomération comprenant, studios, ate-lies, laboratoires, etc... Le Septième Art ainsi le veut Canudo — est, digne de se placer aux côtés de nos arts anciens il mérite un intérêt puissant.

A quand l’appui du législateur?

Notre peuple, quoi qu’on en dise, n’est pas un peuple arriéré; il fermente toujours en son vieil humus, pour des temps futurs, des savants et des intéressants poètes et prosateurs doués de cette rugosité et de cette sensibilité, Tune et l’autre si propres à la race flamande et wallonne.

Notre Cinéma belge deviendra une réalité Cette œuvre coûtera encore de nombreuses luttes, de nombreuses essais, mais la victoire Anale nous appartiendra. Nous démontrerons par là que le Belge, dans tous les domaines, par son travail,, son courage, sa volonté, son héroïsme, mérite l’attention du monde civilisé. Maurice W1DY.

Ce que Femme veut.,.

Scèn» de Arthur fait un film: MM. Ambreville et Devèze.

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y, Le Cabinet du Dr Caligari

ïï Conic fantastique ('I hallucinant en cinq actes.

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Les nuns de réliihlissemenl d'aliénés oui leurs secrels. Les esprits qui les hapleid soul hi/arres el leur vitalité est incompréhensible. Ces! Ie monde du fantastique et des hallucinations. Ces esprils disent ce qu'ils \ivoiil. el vivent ce qn ils peuseul... car ils pensent ces parias, esclaves de leur imagination... Ils pensent, Francis, son ami Allan, Jane, le Docleur Olfen el les autres... (les elles voient leur monde, parlent leur langue, et ressentent leurs impressions. Ils nous transportent avec eux dans ce monde où l’homme engendre son rêve pour échapper aux réalités de la \ie (pii Ipiccahlenl sans jamais le satisfaire el nous assistons ainsi, haletants et angoissés, aux expériences d’un fou, sans nous douter de sa folie.

G a umont-Journal

PARADIS PERDU

Fantasie comédie

L’OEPHELINE

8e épisode:

LA CHASSE A L’HERITAGE

: Le Cabinet du Docteur Caligari

Francis, assis sur un ha ne du jardin en compagnie d’un pauvre halluciné comme lui, raconte à ce dernier une histoire qu'il croit réelle, mais qui n’esl que l’expression de son imagination de démuni.

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C’est dans la petite ville de Ilolslenwall. Le docteur Caligari se présente à la mairie afin d'obtenir l’autorisation d’exhiber un somnambule à la foire...

K Mon ami Allan el moi, au cours d'une promenade à la foire, nous nous arrêtons, intrigués, devant la baraque du somnambule, (le cabine! du docleur Caligari). Le docteur esl devant sa baraque, entourée de curieux!...

» Entrez, venez voir César, la merveille I... César.

le somnambule qui sail lout!... qui voit loul_Il

répond à toutes les questions... connaît le présent, le passé... lit dans l’avenir... Inlerroge&Je... Jugez par vous-mêmes.’...

» Nous entrons... Le docteur Caligari ouvre une longue, caisse et io somnambule apparaît, lerri fiant, lugubre sous son aspect cadavérique.

Conte fantastique et hallucinant Film futuriste

( CaumontsWeekblad

HET VERLOREN PARADIJS

Fantasie tôoneelspel

IDE WEES

8e episode;

DF IACHT OP DE ERFENIS

Semaine prochaine la célèbre film sensation 1

» Caligari commande à César de se réveille] César obéit... I n léger tressaillement semble rouer la rigidité livide de sa face hideuse, vre progressivement les jeux qui le fixent

sur

Allan el celui-ci, en tremblant, lui demande: a Combien d'années vivrai-je? » La voix caverneuse de César lui répond Demain, lu seras un cadavre... ».

» Le lendemain matin, Allan était trouvé assassiné dans son lit.

» Celait dans la petite ville d Holsten«all le il uxième meurtre accompli de la même façon mystérieuse...

» Allan el moi, aimions tous deux Jane, la fille du docteur Olfeu. File devait choisir cl nous nous étions promis, quoi qu'il put advenir,' de rester toujours amis... Pauvre Allan!

» le me lis un devoir d'éclaircir le mystère el me rendis à la police.

» Le Somnambule?!...

J n Incompréhensible et hallucinant alibi... Peu- (

ilanl des heures nous sommes, le commissaire de i police el moi, restés en observation derrière la

fenêtre de la roulotte. Le docteur Caligari veille sur César dont nous apercevons la lête cadavérique. Youlanl éclaircir celle énigme, nous entrons el constatons que César esl remplacé par un mannequin d une ressemblance frappante. .

» Le docteur Caligari disparail, mais j'apprends bientôt qu’il a trouvé refuge dans l'asile d’alié- * nés de la ville.

» le me présente au direcleur de l'établisse-mcMil pf quelle n’esl pas nia stupeur de coconnaî-Iro immédialeméul en lui le docleur Caligari!...-» Je me précipite sur lui... scs assistants me saisissent cl me rendent impuissant-...

Het Cabinet van Dokter Caligari î

Fantastisch en zinsbegoochelend filmwerk Futuristische film

étoile Priscilla DEAN dans le ‘LE( HORS-LA-LOI”

» Le commissaire, m'accompagna à la foire. Derrière la baraque du docteur Caligari se Irouvai! une roulotte. Par la fenêtre nous aperçûmes la longue caisse de César et Caligari qui sommeillait.

» C’est pendant ce temps que s’accomplit à Hol-slenvvall le troisième meurtre exécuté en tous points d'une façon identique aux deux précédents. (Le même coup porté au cœur). On arrête le j meurtrier. Il nie toute participation aux meurtres précédents. 11 avoue avoir tué une v ieille fern»! me avec une arme semblable à celle retrouvée sur J le théâtre des autres crimes, dans le but de çeje-! 1er les soupçons sur le meurtrier mystérieux.

» La nuit suivante, noyyelle énigme... Jane, la fille du docteur Olfen disparait mystérieusement...

» On entend soudain.un cri de terreur... On se j lance sur la trace de la disparue el on retrouve la I pauvre enfant inanimée dans la rue. Son ravisseur qui s’enfuit esl reconnu... C'est César, le Somnambule.

Pauvre fou!... Son cerveau malade avail seul enfanté celte terrifiante histoire et la camisole de force et la douche étaient seules capables de le rendre lucide pour quelques heures.

L’hisloire du docteur Caligari esl mise à l’écran avec ta virtuosité d’un Poë. elle captive et impressionne. Les décors bizarres an milieu desquels se déroulent les péripéties extraordinaires d’Allan, réfléchissent à la fois le caractère de l’histoire el l étal mental des personnages. Le dessin du plancher de l'asile d aliénés fait songer à la confusion mentale; le style gothique fantaisiste et les draperies flou de. la chambre à coucher de Jane, la fille du docteur Olfeu, invitent au sommeil, mais lorsque César le somnambule y pénètre, il semble que L'esprit de la destruction en personne, s v avance el quand il emporte son fardeau humain on a l'impression qu'il arrache la chambre entière avec lui.

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Sir James M.

Barrie est un des auteurs dramatiques les plus jus-tementpopulaires d’Angleterre. Ses pièces jouissent d’une réputation mondiale. Parmi les plus célèbres., citons: Peter Pan, l'Admirable Crick-ton, Un baiser pour Cendrillon, Cher Brutus.

Représenté pour la première fois à ondres, en 1902,

!'Admirable Crichton fut aussitôt consacré par le grand public et, l’année suivante,

New-York lui réserva un accueil aussi enthousiaste.

C’est au cours d’un voyage en Angleterre, en 1908,que l’auteur parisien Alfred Atliis vit l’Admirable Crichton. Il fut . séduit par l’originalité de cette oeuvre et s’en fit confier l'adaptation en français. A son retour, il >en parla à plusieurs directeurs, entre autres à M. Firmiin fiémier, qui s,e réserva cette œuvre pour soin théâtre.

Cecil de Milles

suite à son projet. On se souvient du succès de curiosité que remporta auprès du public parisien ce chef-d’œuvre d’observation et d’hu-mou r, bien caractéristique de la littérature moderne anglaise. C’est M. Gémier lui-même qui interprétait Crichton; il le fit avec sa maîtrise et son originalité habituelles.

A côté de lui, les meilleurs artistes de Paris, Marcelle Géniat en tète, faisaient valoir les finesses des divers rôles et la mise en scène théâtrale fut en tous points remarquable.

La curiosité du publicne manquera pas d’être vive-mentéveilléelors-qu’il saura qu’une présentation va lui être faite de l’adaptation ciném at ograpbique de -cette pièce connue.

A l’Ecran.

En quelques .mots, rappelons le scénario de la pièce.

dans « l’Admirable Crichton. »

Ce n’est qu’en 1920 q.ue G ..1er put donner Crichton, premier maître d’hôtel de la fa-



mille Loam, une des plus riches d'Angleterre, est remarquable par son intelligence, son esprit d'initiative et ses rares qualités.

Lórd Lo, am a deux filles, Lady Mary et Agathe. Tous trois mènent la vie oisive et inutile de tous ceux pour qui la vie n’a point de difficultés. Lady Mary, Taînée, est le type de la .belle aristocratie uniquement .occupée de sa personne. (Elle est fiancée à Lord Broc-kelhurst, qui, lui aussi, est le type parfait de 1’.inutile.

'A ces divers personnages .s’ajoute la petite Ketty, femme de chambre de Lady Mary, qui nourrit en son cœur une secrète adoration pour Crichton.

Lord Loam organise une .croisière dans les Antilles à laquelle doivent prendre part ses deux filles et deux de leurs cousins. iCricibton •et Ketty sont du voyage. Au cours de celui-ci, le yacht fait naufrage et les voyageurs atterrissent dans une île sauvage, des tropiques. Emface dton-e nature sauvage, les aristocrates sont impuissants et seul le génie de Crichton peut triompher .de toutes .les difficultés. C’est grâce à son esprit d’initiative et à son courage que la petite troupe pourra vivre et s’organiser pour cette nouvelle existence. Crichton devient virtuellement le maître dans la petite île. Lady Mary se rebelle d’abord contre sa domination, mais, peu à peu, elle subit comme les autres son pouvoir.- Au bout de plusieurs années de cette étrange existence, son admiration se change .même en un sentiment plus tendre et l’on va célébrer son mariage avec Crichton quand un navire libérateur est signalé à l'horizon.

De retour en Angleterre, chacun reprend bientôt la place qu’il occupait auparavant, et Crichton redevient maître d’hôteil. Lady Mary •ne peut oublier ses sentiments ini les services rendus par Crichton, et, secrètement, .elle ne peut s’empêcher de le comparer à son fiancé, Lord (BroCkethurst. Mais Crichton est aussi sage qu’il t admirable, car il •comprend

qu’une telle union serait maintenant impossible, -et il annonce à toute ila famille son mariage avec Ketty et leur départ pour l’Amérique.

'Le public, qui attend beaucoup de Cecil B. de Milk) me sera certes pas déçu en -voyant la mise en scène de T« Admirable Crichton ». La somptuosité de -la riche demeure des Loam où tout n’est que luxe -et plaisir, contraste étrangement -avec les décors sauvages de il’île des tropiques. iGe-cil -B. de Mi-IL n’a rien épargné pour arriver là la perfection et une fois de plus il a atteint le summum d-e lia sincé-

rité et du réalisme,.

(Pour ta distribution d-e 1’« Admirable 'Crichton », Cecil B. de Mille a réuni une pléiade d ’ ar ti s tes inc o mpar able s.

Crichton, c’est Thomas iMe-ighan, maintenant -connu et aimé du publie d’Europe.

Gloria Swanson — dont nous avons mtre-tenu'mos lecteurs il y a peu de jours — c’est Lady Mary, la fini vol« et belle aristocrate. Tour à tour, elle est la grande dame capricieuse et autoritaire, dont T élégance raffinée se meùt dans -Le riche décor du domaine des Loam, et l.a femme que l’amour seul .domine dans la solitude de l’ile sauvage.

Nous retrouvons aussi l’adorable Lila Lee, qui interprète le rôle de .Ketty, -la petite femme de chambre amoureuse d.e Crichton.

Et Théodore .Roberts, admirable d’humour et d'esprit comique, composant -un Lord Loam vraiment typique.

Les autres rôles principaux sont impeccablement tenus par Raymond Hatton — le cousin .imbu de sa personne .et dont toute la ridicule fatuité sera bien vite apaisée lorsqu’il sera en présence des difficultés d-e la vie -primitive; Mildred .Reardon, charmante à souhait, dans le rôle d’Agathe, seconde Jill-e d-e Lord Loam; .Julia Faye, jolie camériste, et Robert Câlin, fiancé peu intéressant, complètent un ensemble irréprochable. X.

Qina bellij

Gina «Sourire » iserait-on tenté d'écrire: J anagra souriant, sans aucune mièvrerie, elle a de grands yeux noirs remplis d’expression, une bouche qu'eut aimé chanter Musset...

Gina Relly est un.e des rares artistes ayant « tourné » en France et aux Etas-Unis; alors que, musicienne accomplie, elle se destinait à l’opéra, M. Tréville remarqua ses qualités photogéniques, et lui ouvrit la carrière à l’écran. Elle passa à la S.A.C.L., et comme le cinéma lui plaisait, elle abandonna ses vies d’antan.

pour se donner foute .entière à la carrière écranesque.

Les principales créations de Mlle Gina Relly sont: Document secret, avec Navarre ;

Nine, les Femmes collantes, La Dette lai valurent un engagement à New-York, à la Fox, où elle tourna le principal rôle de « The face at your Window ». Et maintenant c’est- le grand rôle dans « L’Empereur des Pauvres », puis ce sera « Le Sang des Fipoëi » de Thewriet.

NOVELL


A Travers la Presse

La nationalité da Chariot.

Le dieu die naissance de Charlie 'Chaplin n’est toujours pas connu exactement. L’ililus-tre 'comique lui-même a varié souvent sur ce point. Allons à qui se fier et que croire?

(Chariot M’est cependant pas tomibi\de la lune!

On l’a fait naître en Amérique, puis en Angleterre, et voici qu'aujourd'huii, sur l’an-inuiaâre d’une grosse firme new-yorkaise, on lit avec stupéfaction que 'Chariot est né, il y a 32 ans, à Sartrouville, près Paris...

Or, au ibureau de l’état civil de cette charmante .localité, on ne trouve aucune trace de cette naissance.

La question, loin d’être résolue, reste donc entière.

(Maintenant, Chariot n’a peut-être pas d’état civil du tout. Ces choses-là sont arrivées d’ailleurs à des gens très .bien.

(« La Cinématographie (française ».)

Réflexion.

Quand un idl.m cinématographique enthousiasme Le public — ça arrive! — il l’applaudit volontiers, mais il cesse aussitôt que revient la lumière, il est tout 'honteux de ce qu’il vient de faire. Il ne sait plus de quel côté se tourner, oui dirait qu’il a peur qu’on se moque de lui. iDame! l’écran n’est plus qu’un morceau de calicot blanc, Les images se sont évanouies, et ces comédiens qui viennent, de l’émouvoir ou 'de l’amuser sont en Amérique, à présent, ou dans le Midi, en train de tourner d’autres films, et il ne reste plus que l’opérateur, qui remet son veston et qui a une crampe dans le bras droit. Sacha GUITRY.

(« Le Journal amusant ».)

L’Eglise et le Cinéma.

Les ennemis du cinéma continuent à voir leurs objections tomber une à une. Le clergé qui, si Longtemps a lutté contre l'engouement des fidèles pour ce qu’il considérait comme des « spectacles pervers », s’.est enfin rendu compte que si un film pernicieux se glisse parfois dans les programmes, le fait se fait de plus en plus rare et que, loin d’être un lieu de perdition, le cinéma est souvent le meilleur moraliste que .puisse rencontrer la jeunesse.

(Et ce moraliste a Le don de ne pas ennuyer; il sait présenter ses leçons sous un jour agréalble, c’est pour cela qu’elle sont tellement suiv . •!...

Quoiqu’il en soit, île clergé se réconcilie avec le cinéma. Nous n'en voulons de meilleures preuves que celle que nous en donne Le révérend Stewart Headlarn qui s’indigne de ce qua Le London Council a fixé à 16 ans, la limite d’admission pour les jeunes gens à voir Les films marqués A (adultes). « U serait beau-cou j - mieux de Laisser voir tous Les films, dit-il, et que la police veillât à ce qu’il n’en passe point de scabreux. »

Canon Meytrick, pasteur de Norwick, assistait à la réouverture du « 'Picture Palace » de iHaymaPket, accompagnant Le maire et les ishéniiffs. Canon Meyriielk, dans son allocution,, a déclaré être venu parce qu’il trouve absurde de vouloir ignorer l’existence du cinéma et ses « immenses possibilités pour le Wen ou pour le mal ». Il espère que le cinéma s'unira à L’iEgldse pour le bien public.

(« La Cinématographie française ».)

LA SEMAINE DE

Du 20 au 26 Janvier 1922

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Un « Métro » cinématographique.

Qui était-ce qui disait il y a quelque temps que l’Universal City possédait tout, sauf un « Métro »? Une ville cinématographique ne serait certainement pas complète s’il n’y avait pas de chemin de fer souterrain, comme dans toute autre métropole. La seule différence entre le « Métro » de Paris, le « Subway » de New-York -et l’a Underground » de Londres avec le chemin de fer souterrain de TUniversal City est la suivante: ce dernier n’a coûté que 5000 dollars et sa construction n’a exigé qu’une semaine de travail. Drôlie de « Métro », sans doute. C’est qu’il n’a qu’une seule station et que deux trains qui pourtant marchent sur des rails et sont mus par l’électricité. Jack Conway, le metteur te» scène d’un film de l’Uniiversal, intitulé «The Millionnaire» (Le Millionnaire) avec Herbert Rawlinson, nécessita un chemin de fer souterrain et en moins d’une semaine il avait fait construire un fac-similé exacte du « Subway » de New-York. Et à présent que 'e film est terminé, il a saisi l’occasion pour offrir son « Métro >.' à la municipalité de Los Ange-lès à un prix d’une modestie tout à fait exceptionnelle.

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Concours de Vedettes

Un collier en véritables perles cTOrient

Pour participer à ce concours allez dans les cinémas renseignés par la " Semaine de Paramount „ dans ce

numero.

C’est

une surprise


La silhouette féminine reste svelte, paradoxalement élancée malgré la grosseur des tissus d’hiver: voyez donc la beauté pleine grâce de ces deux délicieux modèles, pris entre cent, dans la riche collection que vous offre chaque mois, le superbe album de mode L’Elégante.

La première figure nous présente un tailleur lâche, légère-menf repris â la taille d’un trait laqué. L'étoffe employée, est du Kashadrap «fer»; pour garnitures aux poignets, au grand

col, au bas de jaquette, de l’agnella gris, J/autre, c’est le tailleur severe, encore fort prisé des vrais élégantes; une jaquette droite, cintrée à la taille; le collet et le bas des amples manches, se soulignent d’un triple lacet.

Ce sont là deux créations d’un goût sûr: vous en trouverez mainte autre dans VElégante, vendue 2 fr., par la Maison J. Félix, 2D, rue Albert de Latour.